mardi 27 janvier 2009
Dans UnAutreSudOuest, on se fait la malle...
L'heure est grave aux Etats-Unis. Meme en Californie. Il n'est pas une journee sans qu'on apprenne le lay-off d'une de nos connaissances. A commencer par nous : apres cinq jours de travail effectif dans sa nouvelle boite, Serge se voit annoncer que les 25 derniers arrives doivent prendre la porte (le jour meme, dans l'heure qui suit, ca va sans dire, on est en Amerique). Les deux gros clients viennent de geler les projets, alors voila...
Samedi on etait a une soiree et on a realise que peu n'etaient pas touches par "la Grande Crise", comme on l'appelle ici. La grande et jolie blonde, accoudee la ? Cherche desesperement un job, elle a pratiquement ecoule toutes ses economies. Le couple bien sympa, avec la petite ? Doivent quitter leur maison la semaine prochaine, saisie par la banque. Mais il vont aller ou ?! Ils ne savent pas. Et aussi, il a perdu son job. Et la petite, la, bien sympa ? Perdu son job aussi... Super soiree malgre tout, personne n'est maussade et on ne parle de rien, les Californiens ont la politesse du sourire et l'optimisme comme seconde nature.
Une autre soiree, la semaine derniere. Ou l'on apprend par nos amis Americains, que comme tous leurs concitoyens, ils ont perdu entre 40% et 100% de leur capital retraite.
Chacun calcule combien de temps il peut tenir sans rentree d'argent. Quand on perd son travail, on perd aussi son assurance sante (pas de Secu ni CMU). Quand on perd sa Secu, on a la possibilite de souscrire a Cobra, une assurance sante pour les sans emploi. La bagatelle de 1100 dollars par mois pour une famille de quatre. Si on entend un Francais se plaindre de l'augmentation de 1 Euro par consultation ou quelque chose du genre, on en fait de la puree de grenouille.
On a donc decide de rentrer en France et notre coeur est leger : notre visa est valide pendant encore un mois, ce qui nous laisse le temps de regler nos affaires, de faire un passeport a Remi Nelson qui n'est qu'Americain pas encore Francais, et la boite nous paie le rapatriement... Champagne !
(In Atlanta airport, 2006)















