Un Autre Sud-Ouest

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jeudi 13 novembre 2008

Climat: "tout va changer" avec Obama, assure le prix Pulitzer

AFP. Pour le climat, tout va changer en début d'année prochaine avec la nouvelle administration américaine, se réjouit Jared Diamond, géographe, biologiste et Prix Pulitzer, souvent présenté comme "un comité d'experts à lui tout seul".  

Jared Diamond, auteur américain de 61 ans, installé en Californie où il enseigne à l'Université UCLA, a acquis à une renommée mondiale grâce à ses best-sellers: "De l'inégalité parmi les sociétés" ("Guns, Germs and Steel") Pulitzer 1998, ou plus récemment "Effondrement" (Collapse"), sous-titré "Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie".

De passage à Paris mercredi, une semaine après l'élection du démocrate Barack Obama à la présidence des Etats-Unis, il assure: "Nous allons probablement assister au virage politique le plus drastique aux Etats-Unis en l'espace d'une vie! Les négociations sur le climat seront très différentes à partir du 1er février comparé à ce qu'elles sont aujourd'hui".

Comme on lui rappelle que, pour l'administration sortante de George W. Bush, "le style de vie des Américains n'était pas négociable", il rit: "L'opinion publique américaine a beaucoup changé en un an, la majorité des Etats prennent le changement climatique très au sérieux. Même mon gouverneur, Arnold Schwarzenegger, en Californie, bien que républicain, était en désaccord avec Washington".

"Cependant, les Américains disent souvent qu'il ne sert à rien de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) quand la Chine en produit tellement avec son charbon. Mais Barack Obama est intelligent, je ne le crois pas assez bête pour demander à la Chine d'agir la première! J'espère qu'il donnera le bon exemple d'abord".

Jusqu'où pourra-t-il aller dans le compromis? "C'est un politicien avisé, il ira aussi loin que la population et le Congrès seront prêts à le suivre. L'administration Clinton avait de bonnes idées, mais a voulu aller trop loin trop vite".

Le président Bill Clinton (1992-2000) s'était notamment heurté au Sénat qui avait refusé de ratifier le Protocole de Kyoto.

L'Amérique, juge aujourd'hui Jared Diamond, "n'a jamais été aussi troublée et en recherche d'elle-même". Les crises financières, économiques, sociales et écologiques auxquelles elle est confrontée vont l'obliger, pour les surmonter, "à réexaminer ses valeurs".

Or, poursuit-il avec malice: "Dans un monde de ressources finies, il n'y a que les imbéciles et les économistes pour continuer de croire en la croissance. Trop d'entre eux pensent que développement = croissance et consommation. Accroître la consommation des ressources dans les pays en développement, d'accord. Mais pas dans le monde entier. Parce qu'on est déjà à court de ressources, d'eau, de poissons..."

"La meilleure façon de persuader les Américains de réduire leur consommation est de doubler au moins le prix du pétrole, en tout cas suffisamment pour qu'ils achètent des voitures économes".

Face au changement climatique, certaines sociétés s'en tireront mieux que d'autres: Tuvalu, archipel à peine émergé un mètre au-dessus de la mer "n'est pas très bien équipé". La Nouvelle Guinée, parce qu'elle est restée jusqu'à très récemment en totale autarcie, est mieux armée.

L'Europe, les Etats-Unis? "Ils vont être mal".

Par le passé, rappelle-t-il, sous l'effet des changements de climat, des sociétés ont totalement sombré dans le nord du Groenland, ou partiellement disparu sur l'île de Pâques. D'autres se sont déplacées en abandonnant leurs terres et ont survécu, tels les Mayas frappés autour de 800 par la sécheresse.

"Mais en Islande ou dans le sud-ouest inhospitalier des Etats-Unis, les gens ont bien réussi à se fixer. Et ils y sont encore".

Posté par AliceRoy à 12:17 - Lu vu entendu - Permalien [#]


dimanche 26 octobre 2008

Une bouteille a la mer

On ne la connait pas. D'ici, on ne peut rien faire. Si on etait la-bas, non plus.  La chronique qu'elle tient sur son blog ne peut laisser indifferent. Pourquoi s'emouvoir ainsi pour cette anonyme ? Ca pourrait etre vous, ca pourrait etre moi. Relayer la realite de Julie, lui envoyer des messages, des ondes positives, des contacts si possible... Courage Julie, une solution existe et elle va arriver.

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Source: DdayEveryday

Posté par AliceRoy à 11:31 - Lu vu entendu - Permalien [#]

mercredi 8 octobre 2008

That one won

deb1.jpgCurieux, les surprises que réservent ces débats. Avant le premier, je m’attendais à ce que le quart de siècle qui sépare les deux hommes apparaisse nettement. Cela n’avait pas été le cas. Avant ce deuxième débat, personne ne parlait plus de la différence d’âge, affirmant au contraire que le format était favorable à McCain. Or qu’a-t-on vu ? Un McCain vieilli, hésitant, physiquement diminué face à un Obama plus smooth que jamais (il fallait le voir se déplier comme un athlète en se levant de son tabouret). Superficiel ? Sans doute. Mais c’est ce genre d’impression qui fait souvent la différence.

Obama, hier soir, était déjà le président. C’est la première fois qu’il exsudait un tel calme régalien face à un McCain dans le rôle de la mouche du coche, dont les attaques ricochaient sur l’adversaire sans laisser la moindre éraflure.

Et puisqu’on parle de forme : j’ai été étonné que McCain ne parvienne pas à exploiter la seule faiblesse d’Obama hier soir, son côté parfois trop célébral («analyse coûts-avantages») et son manque d’instinct populo à la Bill Clinton. Mais toutes les vannes, tous les sourires folksy de McCain sont tombés à plat.

Sur le fond, maintenant. Certains commentateurs ont regretté qu’aucun des deux n’offre de solution élaborée à la crise actuelle. Reproche un peu facile : la crise évolue à une vitesse telle que l’on ne peut demander à des candidats qui ne seront aux manettes que dans trois mois d’offrir un programme anti-crise complet. Sur l’économie, Obama n’avait jamais été aussi clair, pédago et convainquant qu’hier soir : sur les impôts, la santé, l’environnement, il a su trouver des mots, des expressions qui parlaient à l’Américain moyen. Il a même eu son moment Kennedy quand il parlé du sacrifice et des efforts qui attendent chaque Américain.

McCain, au contraire, fut souvent décousu, hors sujet, plongé dans son passé de législateur et parfois erratique ("that one" - "celui-là" -, parlant d'Obama). Il a retrouvé une certaine aisance dans le dernier tiers du débat, sur la politique étrangère, mais même sur ce terrain Obama a marqué des points, par exemple quand il a parlé de Ben-Laden et du Pakistan, ou encore de la politique à mener vis-à-vis de l’Iran.

Une victoire très nette, donc. Elle rend très difficile, presque impossible, un come-back de McCain.

Source: http://philippe-boulet-gercourt.blogs.nouvelobs.com

Posté par AliceRoy à 12:07 - Lu vu entendu - Permalien [#]

mercredi 17 septembre 2008

Brisure et continuite

J'avais ete fascinee par l'espace de vie Japonais et par ces portes coulissantes refusant de pourfendre l'espace et glissant en douceur sur des rails invisibles. Car, lorsque nous ouvrons une porte, nous transformons les lieux de bien mesquine facon. Nous heurtons leur pleine extension et y introduisons une breche malavisee a force de mauvaises proportions. Si on y reflechit bien, il n'y a rien de plus laid qu'une porte ouverte. Dans la piece ou elle se trouve, elle introduit comme une rupture, un parasitage provincial qui brise l'unite de l'espace. Dans la piece contigue, elle engendre une depression, une fissure beante et neanmoins stupide, perdue sur un bout de mur qui eut prefere etre entier. Dans les deux cas, elle perturbe l'etendue sans contrepartie que la licence de circuler, laquelle peut pourtant etre assuree par bien d'autres procedes. La porte coulissante, elle, evite les ecueils et magnifie l'espace. Sans en modifier l'equilibre, elle en permet la metamorphose. Lorsqu'elle s'ouvre, deux lieux communiquent sans s'offenser. Lorsqu'elle se ferme, elle redonne a chacun son integrite. Le partage et la reunion se font sans intrusion. La vie y est une calme promenade, lors qu'elle s'apparente chez nous a une longue suite d'effractions.

(in: L'elegance du Herisson, Muriel Barbery)

Posté par AliceRoy à 21:57 - Lu vu entendu - Permalien [#]

mardi 16 septembre 2008

Sarah Palin et les "PTA Moms"

Avant d’être maire de Wassilia, la colistière de John McCain, Sarah Palin, était “PTA mom”. Pour les Français, cette expression n’évoque rien. 

Mais lorsque j’ai appris que Sarah Palin était une ex-PTA mom, j’ai tout de suite pressenti quel genre de femme elle pouvait être. J’ai trois enfants scolarisés dans des établissements publics, ce qui fait qu’au cours de ma carrière de mère, j’ai croisé –et fui- des armées de “PTA moms”. Aujourd’hui, grâce à Sarah, j’ai enfin l’occasion de m’épancher sur le sujet. 

Petite leçon de choses sur la « PTA mom » typique 

PTA est l’acronyme de Parent-Teacher Association (Association parent-enseignant). Au départ, une excellente organisation, qui fait le pont entre parents d’élèves et professeurs.

Avant de commencer à critiquer, je tiens à signaler que je verse ma cotisation annuelle au PTA à chaque rentrée des classes (sept dollars par enfant) et qu’avec cet argent, l’association fait des miracles. C’est grâce à elle que les élèves suivent des cours de dessin/peinture ou font des excursions. Sans les « PTA moms », les instituteurs seraient débordés par des tâches triviales, mais nécessaires (faire des centaines de copies, mettre des papiers dans des enveloppes, couper, coller, etc).

Aux Etats-Unis, les parents sont en général très impliqués dans l’école de leurs enfants. Ce qui serait bonne chose si les « PTA moms » n’étaient pas si envahissantes ! Mais elles ont le don d’indisposer les enseignants par leur présence constante et leur tendance à se mêler de tout dans la salle de classe.

Si j’étais instit, ça me rendrait dingue. Imaginez avoir à gérer, quotidiennement, quelqu’un qui ne connait pas votre métier, mais qui est toujours là, écoutant, jugeant et décortiquant ce que vous faites. Insupportable.

J’ai récemment interviewé un instituteur pour un reportage qui n’avait rien à voir avec ce sujet. Lorsque je lui ai demandé comment il vivait la proximité des « PTA moms » dans sa salle de classe, il m’a répondu en levant les yeux au ciel  : “Don’t get me started on that” (ne me lancez pas sur ce sujet).

Qu’est-ce qui caractérise la PTA mom de base  ?

D’abord, c’est une mère poule. Elle veut tout contrôler dans la vie de son enfant. Soit elle travaille et à ce moment-là, elle doit se contenter des réunions hebdomadaires nocturnes. Celle-ci n’est pas trop casse-pied. Quoique, des fois… Soit elle est mère au foyer et là, je ne vous raconte pas l’emmerdeuse (qu’il soit dit que je n’ai rien contre les mères au foyer, je l’ai moi-même été par choix)  !

S’il fallait que je décrive en un mot la PTA mom typique, je choisirais  : bien-pensante. C’est une femme qui s’ennuie profondément chez elle. Elle cherche donc une occupation. Bingo ! Grâce au PTA, elle peut décider de passer ses journées à l’école et fait d’une pierre deux coups  : garder un œil sur les enseignants et échanger les potins du jour avec les autres « PTA moms » qui hantent elles aussi les couloirs de l’école.

Si elle est particulièrement déterminée, elle se fait élire “room mom” (mère de la classe). Elle bénéficie alors d’un accès illimité à la salle de classe de son rejeton. On la voit bientôt prendre des airs. Normal  : c’est la meilleure mère, la plus vertueuse, celle qui prend vraiment le temps de s’occuper de ses enfants. En sa présence, on se sent vite moins… bonne mère. D’autant qu’elle ne manque pas une occasion de vous faire remarquer son dévouement.

Officiellement, elle est là pour assister l’enseignant et elle l’aide effectivement (elle fait beaucoup de coloriages). Officieusement, elle l’espionne (mais elle ne l’admettrait jamais). Gare à lui (elle) s’il fait une gaffe ou prononce certains mots.

Les intouchables contre les parias

Un jour, je reçois un coup de fil d’une « PTA mom » dont la fille était dans la même classe que la mienne. A l’époque, elles devaient avoir dix ans.

- « Il faut faire virer l’institutrice, m’annonce-t-elle. J’ai déjà parlé aux autres mères.
          - De quoi s’agit-il  ?
          - Un élève a prononcé le mot sexe. Elle n’a pas réagi. C’est inadmissible.
          -  !  !  !  ?  ?  ?  »

L’institutrice avait demandé aux élèves de raconter les faits marquants de leur existence. Un élève avait demandé s’il pouvait évoquer sa conception. Et avec ça, la « PTA mom » avait déjà agité un groupe de mères dans le but de mettre cette pauvre institutrice au chômage. Scandalisée, je m’y suis bien-sûr opposée. Cette femme ne m’a plus jamais adressé la parole. Je suis devenue une mère paria.

Les PTA moms sont intouchables. C’est comme ça. Et c’est à cette école-là que Sarah Palin a fait ses armes.

Source: Armelle Vincent in California Dreamin'

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Magnifique

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mardi 9 septembre 2008

books

bookstitres

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mercredi 3 septembre 2008

Toute ressemblance avec des faits reels ou ayant existe...

penelope

Penelope est vraiment excellente  dans Ma vie est tout a fait fascinante

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vendredi 29 août 2008

Magnifique

Elle en parle dans son blog : Phillip Toledano a cree un site magnifique et sensible sur son pere, atteint de troubles de la memoire immediate. Les commentaires sont beaux aussi... c'est ici.

dayswithmy_father

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samedi 2 août 2008

Rire aux larmes

Pour relativiser les bobos : aller la. C'est bien connu : le malheur des uns faire rire les autres...

Extrait choisi :

"Aujourd'hui pour faire plaisir a mon mari, j'ai mis des portes jartelles et des bas resille. Il m'a dit que je ressemblais a un roti de porc ficele. Vie de M.... "

Posté par AliceRoy à 22:50 - Lu vu entendu - Permalien [#]
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